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Het Tubbe-model: getuigenissen en rusthuizen en serviceflats

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Connaissez-vous le modèle Tubbe ? Originaire de Suède, le modèle Tubbe est un modèle de gestion participative où les résidents et le personnel sont partie prenante des décisions de l’institution.

En Belgique, ce sont aujourd’hui plus de 80 établissements qui ont bénéficié ou bénéficient d’un accompagnement personnalisé. 

Rencontre avec trois d’entre eux qui ont choisi de mettre en place l’approche Tubbe au sein de leur résidence.

Pourquoi se lancer dans l’aventure Tubbe ?

A la Résidence Comte d’Egmont, une petite maison de repos indépendante de 50 lits dans la province du Hainaut depuis 1993, Isabelle Thiébaut gère l’établissement aux côtés de son mari et de sa belle-fille depuis 2010.

Depuis quelques temps, la résidence était confrontée à une difficulté de motivation de son personnel. Celui-ci ne répondait pas à leurs attentes par rapport aux valeurs fondamentales de la maison : l’esprit de famille, le bien-être et la qualité, notamment. Côté direction, Isabelle avait l’impression de ne pas être récompensée par rapport à l’énergie investie vis-à-vis de son équipe. 

En 2018, elle assiste à une présentation du modèle Tubbe. La conviction est immédiate : « C’est ce qu’il nous faut », se dit Isabelle. « J’ai tout de suite compris que ce modèle allait nous aider à amener plus de bien-être au sein de notre équipe et à redonner du sens à son travail. »

A la Résidence-services Champ de Saucy à Villers-Perwin, l’équipe n’avait jamais entendu parler du modèle Tubbe avant un appel à projet lancé par la Fondation Roi Baudouin. « Toutefois, cela faisait suite à une longue réflexion déjà amorcée au sein de notre résidence : à savoir intensifier le libre choix des résidents. Cependant, nous bloquions à partir d’une certaine étape. », explique Eve Thiébaut, responsable.

A Jalhay, à la Résidence Les Cheveux d’Argent, le modèle Tubbe s’inscrivait dans la continuité après une première formation de l’ensemble du personnel en 2019 à la méthode Montessori. « Nous avons très rapidement répondu à l’appel à projet de la Fondation Roi Baudouin et été sélectionnés », se souvient Anne-Laure Dislaire, directrice de l’établissement.

Comment mettre en place le modèle au sein de l’établissement ?

Tout commence généralement par une première réunion d’information avec les membres du personnel et/ou les résidents. « Tout s’est très bien passé. Le personnel a réservé un bon accueil au projet. Les seuls freins que j’ai pu identifiés concernaient des habitudes ancrées depuis parfois de nombreuses années. » précise la responsable de Champ de Saucy.

Il faut prendre le temps de répondre aux questions, aux éventuelles inquiétudes (« Qu’est-ce que l’on attend de nous ? »). Puis, petit à petit, la mayonnaise prend.

Aux Cheveux d’Argent, c’était une volonté que l’entièreté du personnel reçoive les formations données par le coach. « Certains membres du personnel sont réceptifs, d’autres un peu moins. C’est normal. Il faut faire avec les affinités de chacun » explique Anne-Laure Dislaire.

Enfin, en présence de l’ensemble des résidents, des thématiques sont définies : activités, repas, organisation… On laisse les résidents s’exprimer sur l’ensemble des sujets. L’important, au début, c’est de ne pas trop s’éparpiller. Il faut y aller par étape car, parfois, les idées impliquent de gros changements au sein de la résidence. Eve Thiébaut de la résidence-services Champ de Sancy nous précise : « Bien sûr, l’équipe aussi a des projets pour la résidence. C’est néanmoins primordial que les idées viennent des résidents eux-mêmes. Notre rôle est d’aiguiller et d’encadrer. »

Ensuite, les projets se mettent généralement en place par petits groupes de travail, selon les affinités de chaque résident.

Quelles ont été les éventuelles difficultés rencontrées ?

Comme pour tout changement, on ne sait jamais avoir l’entièreté des personnes qui adhèrent d’emblée au projet.  Les choses bougent petit à petit. « Au niveau de la direction, il faut être proactif et soutenir ses équipes. Il est primordial d’être présent et à l’écoute, surtout au début » conseille la gérante du Comte Egmont. « Chaque maison de repos étant différente, il faut s’adapter en fonction des personnes et de leurs affinités ».

Quelques exemples de changements

Au sein du personnel

• Travailler la communication entre les équipes (notamment lors des transmissions)

• Encourager le personnel à être proactif et proposer des solutions aux problèmes rencontrés

• Être flexible dans l’organisation des toilettes. « Commencer une toilette chez un senior à 06h30 alors qu’il avait l’habitude de se lever à 09h00, ce n’est pas prendre en considération la personne » précise Isabelle Thiébaut. « Cela fait partie du projet individuel de chaque résident. Être attentif aux petites choses de la vie quotidienne est essentiel : c’est ce qui est important pour la personne. Si un résident préfère prendre son petit déjeuner avant de se laver et s’habiller, c’est son rythme, son choix, et il doit être respecté. »

• Le personnel se propose spontanément pour initier des projets avec un ou plusieurs résidents (accompagnement à un concert gospel, promenade au marché, …)

Au niveau des résidents

• Organisation de groupes de paroles

• Mise en place d’activités initiées par les résidents

• Aménagement des lieux communs 

• Mise en place de différents comités participatifs (exemple : le comité menu avec la cuisinière et quelques résidents)

Aux Cheveux d’Argent, les équipes travaillent toujours en partant de l’envie du résident, de ses propres objectifs et sentiments. « Quand une personne arrive au sein de la maison, nous l’interrogeons sur ce qu’elle faisait avant et surtout sur ce qu’elle souhaite conserver » explique par exemple l’ergothérapeute.

La référente démente et diététicienne de la maison travaille principalement au sein du Cantou. Lorsqu’un nouveau résident arrive, elle lui propose de réaliser un livre d’histoire de vie. Cela permet à l’ensemble du personnel de mieux connaître la personne. On y inclut des photos, des histoires de vie, la famille. « Au sein du Cantou, l’important est de faire participer un maximum les résidents. Par exemple, ils préparent le petit déjeuner tous les matins de manière autonome. Une résidente se charge du courrier, certains jardinent, d’autres encore dressent les tables… Cela fait du bien aux seniors de participer, de s’approprier leurs lieux de vie. Le modèle Tubbe a permis à l’ensemble du personnel d’en prendre conscience et de leur faire confiance » conclut-elle.

Le modèle Tubbe en temps de COVID

Comme dans la grande majorité des maisons de repos, la période covid a été très tumultueuse et éprouvante au Comte d’Egmont. Pour autant, l’approche Tubbe a été d’une aide précieuse pour la résidence. « Tubbe a bien sûr influencé notre protocole Covid. A côté des mesures sanitaires d’hygiène, de tests et d’isolement nécessaires, nous souhaitions protéger nos résidents tout en conservant au maximum le lien social. Par exemple, ici, seul le personnel portait le masque et les résidents n’ont été confinés totalement en chambre « que » trois semaines durant la deuxième vague. Le bilan : pas d’hospitalisation ni de décès. Le personnel a déployé une énergie incroyable pour combler le manque de contacts familiaux par l’organisation d’activités diverses. Ces dernières étaient d’ailleurs partagées via notre page Facebook créée pour l’occasion afin de communiquer avec les familles » se félicite Isabelle.

Au Champ de Saucy, durant la crise sanitaire, les résidents avaient pu échanger par écrit avec les enfants d’une école à proximité. Après une phase de brainstorming au sein de la résidence, les résidents ont sélectionné comme 1er projet Tubbe d’organiser des remerciements. L’idée est de mettre en place prochainement une rencontre intergénérationnelle. 

A quels impacts positifs peut-on s’attendre ?

Au Champ de Saucy, la mise en place du modèle Tubbe reste toute récente. Cependant, on observe déjà des impacts positifs. Les habitants se sentent valorisés de mener des projets à terme. C’est stimulant pour tout le monde, également pour le personnel.

« Tous, nous pouvons tomber dans la dérive de penser à la place des résidents ou de s’imaginer que l’on sait mieux qu’eux ce qu’il leur faut. Tubbe permet de remettre le résident au centre de l’attention et de garder à l’esprit que notre établissement, c’est avant tout leur lieu de vie » conclut très justement Eve Thiébaut.

A la Résidence Comte d’Egmont, le personnel a d’ailleurs de lui-même demandé à recevoir une formation sur la bienveillance. Il y a maintenant beaucoup plus de proactivité et de spontanéité dans les demandes au sein des équipes. « On voit plus de sourires, on entend plus de rires. Tubbe a redonné du sens à des métiers pas toujours assez valorisés » explique Isabelle.

Au niveau des résidents, la maison de repos Comte d’Egmont a vu des échelles de Katz s’améliorer… Ce sont des indicateurs qui ne trompent pas. « 2 ans après le début, nous sommes maintenant dans une phrase d’ancrage. L’objectif est de consolider ce qui a déjà été mis en place. »

Et aujourd’hui, quand Isabelle Thiébaut demande pendant le conseil des résidents quelle est la valeur dominante au sein de la maison, la réponse est unanime : la liberté


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